Marie-Thérèse, 60 ans
À l’été 1998, j’ai vécu une expérience à la fois troublante et intéressante, si je peux dire. Dans le cadre du Programme québécois du dépistage du cancer du sein, j’ai subi une mammographie de dépistage, examen que mon médecin et moi avions quelque peu « négligé » depuis plusieurs années. J’y allais pour « la forme », me sentant par ailleurs, en très bonne santé J’avais alors 60 ans.
Une anomalie a été observée, et elle s’est avérée persistante à travers les quelques examens successifs effectués (mammographie, compression, échographie, biopsie au trocart). Une tumeur maligne fut détectée, petite, non invasive. La chirurgie a permis de retirer la dite tumeur, à l’intérieur de délais prescrits et ce, avec succès.
Quoique pénible, l’expérience a été grandement adoucie grâce à la qualité, dans le sens de pertinence et de disponibilité de la part du personnel de l’équipe du Centre de référence désigné (technologues en radiologie, infirmière, travailleuse sociale, médecin et chirurgienne).
J’étais personnellement motivée par une action rapide et efficace et ces personnes ont été présentes et disponibles pour m’informer, me guider, me seconder, chacune selon son expertise spécifique.
Je ne me sentais pas seule, appuyées par des personnes animées d’une douce et patiente compassion. Je désire souligner l’apport particulier de la travailleuse sociale, particulièrement attentive et disponible. Et ce qui m’a été particulièrement bénéfique est sans contredit la précocité du dépistage dans mon cas. Il a permis une chirurgie moins invasive, et des résultats plus probants.
Outre le soutien de l’équipe professionnelle, j’ai pu bénéficier, au plan personnel d’un entourage aidant et plein de compassion, ce qui s’est avéré des plus aidant. Comme j’ai apprécié!
Au printemps 1999 des traitements de radiothérapie, bien recommandés par l’équipe soignante (et confirmé par mes recherches sur internet), sont venus compléter le travail amorcé précédemment par la chirurgie. À cette étape de soins, la qualité des soins a été à l’image de la précédente.
Nous sommes à l’aube du printemps 2008, 10 belles années se sont écoulées à l’intérieur desquelles cet aspect de ma santé m’a laissée sereine. Je suis aidée à cette fin, bien sûr, par un suivi médical régulier et intentionné.
10 ans plus tard, donc, je vais bien. Je continu de garder le cap sur le Meilleur, sur la Guérison! État d’esprit primordial, me semble-t-il. Et je remercie toutes ces personnes qui ont bien pris soin de ma santé. Je m’efforce au quotidien d’en faire autant!