Louise, 58 ans - Femme ayant eu un diagnostic de cancer
du sein
15 janvier 2004, je reçois le diagnostic
résultant d’une série d’examens que
je subis depuis novembre 2003 à la suite d’une mammographie qui démontrait
une présence de « quelque chose » qui ne devrait pas être là (dans mon
sein gauche). C’EST UNE TUMEUR CANCÉREUSE. LE CANCER. Mais grâce au Programme
de dépistage du cancer du sein (une mammographie aux deux ans), cette tumeur a été
dépistée avant qu’elle ne prenne l’autoroute des ganglions et qu’elle ne fasse des
dommages mortels dans mon corps. Donc chirurgie de la tumeur et de son environnement, prélèvement
de deux ganglions sentinelles pour la confirmation qu’aucun
ganglion n’est atteint. Suivi de quatre semaines de radiothérapie
et d’une hormonothérapie (tumeur hormono-réceptive).
Cette tumeur n’était pas palpable. Ni mon médecin
de famille, ni l’oncologue, ni le chirurgien-oncologue n’ont
pu en aucun temps, mais pourtant avec effort de leur part, palper,
tâter cette tumeur de moins d’un centimètre
située profondément dans mon sein gauche. La grosseur
des seins n’a rien à y voir car je porte du 34B,
donc pas d’amas de graisse cachant la tumeur. Alors sans
la mammographie cette tumeur aurait fait beaucoup de dommages,
la chirurgie aurait été beaucoup plus agressive,
chaîne de ganglions enlevée (système immunitaire
hypothéqué pour le reste de ma vie), un drain pendant
quelques jours, physiothérapie pour le bras et l’aisselle
touchés par l’enlèvement des ganglions, chimiothérapie,
radiothérapie.
Le 13 janvier 2004 naissait ma première petite-fille
et j’ai eu bien peur de ne pas la voir grandir, de ne pouvoir lui donner tout l’amour qu’une grand-maman
a dans son cœur, de n’être qu’une photo, même pas de souvenirs. Mais non, je vais lui en laisser
des souvenirs à cette enfant. Le souvenir d’une grand-maman qui prend soin d’elle,
qui vit sainement et activement, qui fait face aux épreuves que la vie lui envoie, se prend en main pour
être belle et bien dans sa peau en prenant
soin de ses cheveux, de ses dents, de sa peau, de son alimentation,
de ses seins, tout en douceur et en prévention.
UNE FEMME QUI SE CHOISIT. Donc je serai là pour
elle. C’est l’héritage que je laisse à
ma fille et à ma petite-fille. À mon époux
et à mon fils, je vous dis MERCI de votre attitude de respect
face à ce que je vivais et d’être restés
vous-mêmes. Le soutien est important durant cette
période, pas en quantité mais en qualité,
et à chaque étape les besoins changent
et il est important que le soutien soit diversifié
et qu’on ait un choix selon sa personnalité
et ses besoins.
IL N’Y A PAS DE MOTS POUR DÉCRIRE LES SENTIMENTS
FACE À UN DIAGNOSTIC DE CANCER, ÇA SE VIT!
LE DÉPISTAGE PRÉCOCE (examen
annuel par un médecin, auto-examen mensuel des seins, mammographie), C’EST LA VIE!
Juillet 2004