|
Les avantages pour la femme de participer au programme
de dépistage sont les suivants :
- réception d’une lettre de résultat après
la mammographie;
- réception d’une lettre de rappel aux deux ans;
- délais rapides si des examens additionnels sont nécessaires;
- accès à des services de soutien psychosocial;
- participation à un programme de qualité qui est
évalué régulièrement;
- prise en charge de sa santé.
Les avantages et les inconvénients de la mammographie de dépistage chez les femmes de 50 à 69 ans
Un petit mot sur les avantages
La réduction de la mortalité est la raison d’être d’un programme de dépistage. Les données indiquent une réduction de mortalité de l’ordre de 25 % à 35 %. Par ailleurs, le dépistage permet d’augmenter les chirurgies conservatrices puisque les lésions mises en évidence sont plus petites.
Un mot sur les inconvénients
- Les faux négatifs (10 % des cancers)
La mammographie n’est pas infaillible. Certains cancers peuvent passer inaperçus. Les femmes et leur médecin doivent donc rester attentifs à l’apparition récente des signes et des symptômes suivants, et ce, peu importe le résultat de la mammographie de dépistage :- nodule au sein;- écoulement du mamelon;- changement de la forme du sein;- changement de la peau du sein;- rétraction du mamelon;- eczéma du mamelon (persistant ou ulcération).
- Les faux positifs (10 % des dépistages)
Les résultats faussement positifs ont plusieurs conséquences : de l’anxiété, une augmentation du nombre d’examens additionnels requis et d' examens de contrôle ainsi qu’une diminution de la participation des femmes aux dépistages subséquents. Pour 1000 femmes dépistées par le PQDCS, environ 100 seront référées pour investigation et 6 cancers du sein seront identifiés. Les faux positifs sont plus fréquents lors de la première mammographie.
- Les risques associés aux radiations
Très peu de cancers seraient induits par le dépistage. Les doses de radiations produites lors de la mammographie sont très petites. Toutefois, le risque 0 n’existe pas. Ce risque serait associé à la dose et à l’âge lors de l’exposition. Les études reposent sur des estimés produits à partir de clientèles exposées à des doses importantes (ex : exposition à de la radiothérapie du thorax pour un lymphome en jeune âge).
- Surdiagnostic et surtraitement
Le dépistage peut mettre en évidence des cancers qui n’auraient jamais eu de signification clinique pendant la vie des femmes. Le cancer du sein est une maladie hétérogène, qui peut donc se « comporter » très différemment d’une personne à l’autre. Certaines tumeurs progresseraient très vite et d’autres, très lentement. Il est possible que certains cancers, qui progressent très lentement, pourraient ne pas avoir d’impact sur la vie de la personne. La grande majorité de ces cancers seraient des in situ. Le problème est qu’on ne dispose d’aucun moyen pour connaître l’évolution de chaque cas particulier et que, dans ce contexte, il est justifié de traiter tous les cas. Selon les estimés des auteurs de la littérature, les experts s’entendent pour dire qu’au moins 5 % des cancers dépistés correspondent à des cas « surdiagnostiqués ».
- Les bénéfices du dépistage ne sont pas répartis équitablement
Certaines femmes bénéficieront du dépistage et guériront de leur cancer. Certaines autres ne connaîtront que les désavantages, soit des examens complémentaires inutiles ou l’identification d’un cancer pour lequel on ne peut changer l’évolution. Dans ces cas, le dépistage permet de devancer la date du diagnostic mais ne change pas l’issue.
- Douleurs et malaises lors de la mammographie
La suggestion de ne pas consommer de thé, de café, de chocolat et de cola avant la mammographie pour réduire la douleur ne repose pas sur une démonstration probante dans la littérature. En pratique, on recommande aux femmes qui ont les seins sensibles d’éviter de consommer ces produits dans la mesure du possible.
Mise à jour le 5 octobre 2009 |