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Dans le cadre du programme de dépistage du cancer du sein, de 10 à 15 % des femmes devront subir des examens additionnels à la suite de leur mammographie de dépistage. Ces examens permettront d’apporter plus de précisions sur les anomalies détectées lors du dépistage. Leur conclusion sera normale dans 90 % des cas. Il ne faut donc pas s’inquiéter inutilement si le résultat de la mammographie de dépistage est anormal.

Voici les différents types d’examens additionnels qui peuvent être réalisés à la suite d’une mammographie de dépistage anormale :

Clichés supplémentaires

Ce sont différents clichés radiologiques qui permettent la clarification de certaines images (nodule, masse, distorsion, asymétrie de densité, microcalcifications) produites par la mammographie de dépistage.

Ces clichés radiologiques peuvent être :

  • Incidences supplémentaires

    Il s’agit de clichés pris sous d’autres angles que ceux de la mammographie initiale en vue de clarifier certaines images.

  • Agrandissements

    Il s’agit de clichés où la zone étudiée est agrandie deux fois afin de permettre une meilleure visualisation de petites lésions (ex. : microcalcifications).

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  • Compression

    Il s’agit de clichés avec une compression sur une zone précise du sein qui permettent au radiologiste de distinguer si l’anomalie détectée à la mammographie de dépistage est réelle ou non.

 

Échographie

L’échographie est une technique d’imagerie utilisant des ultrasons (ondes de fréquence très élevée) pour visualiser les tissus. L’image est obtenue à l’aide d’une sonde placée sur le sein. Cet examen est indolore et il permet de distinguer la nature solide ou liquide d’une masse ou d’un nodule.

 

 

 

Biopsie

Une biopsie est un prélèvement de tissu du sein pour en faire l’analyse pathologique. Elle permet donc un diagnostic précis.

Habituellement effectuée en radiologie, elle peut aussi être réalisée au bureau du médecin ou au bloc opératoire.

Lorsqu’elle est effectuée par un radiologiste, la biopsie se fait sous anesthésie locale. Elle peut être réalisée à l’aide de l’échographie, si la lésion est une masse, ou à l’aide de la stéréotaxie, s’il s’agit de microcalcifications.

Lorsque la biopsie est faite sous échographie, la femme est couchée sur le dos et le radiologiste localise la lésion à l’aide de la sonde et procède à la biopsie.

Lorsque la biopsie est faite sous stéréotaxie, la femme est couchée sur le ventre sur une table spéciale avec un trou pour placer le sein. Le radiologiste localise la lésion à l’aide de radiographies reliées à un ordinateur et procède ensuite à la biopsie.

Deux instruments peuvent être utilisés, soit le trocart ou le mammotome. Le trocart est muni d’une aiguille plus petite que le mammotome. Il nécessite deux ou trois insertions pour prélever suffisamment de tissu. Le mammotome utilise une aiguille plus grosse, nécessite une seule insertion et permet de faire un prélèvement plus volumineux.

La biopsie peut aussi être effectuée par un médecin chirurgien ou autre, soit à son bureau ou au bloc opératoire. Au bureau, elle est réalisée sous anesthésie locale à l’aide d’un trocart. Au bloc opératoire, elle est réalisée sous anesthésie générale et permet ainsi d’enlever toute la lésion suspecte.

Peu importe la technique utilisée, le résultat de la biopsie est en général disponible environ trois semaines après celle-ci.


© Programme québécois de dépistage du cancer du sein de la région de la Capitale-Nationale
 
 
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